Un circuit dans Porto
Le circuit – bleu, dont la couleur n’a aucune raison particulière sauf peut-être celle du Douro -, permet de passer dans les rues du vieux Porto et notamment dans la Ribeira qui en est le cœur historique. Classée au Patrimoine Mondial par l’Unesco en 1996, c’est également la partie la plus vivante de la ville avec ses quais piétons, peuplés de nombreux bars et restaurants. Perdez-vous dans son dédale de rues et vous découvrirez l’âme de Porto.
Et pour apprécier encore plus le quartier de Ribeira et Miragaia ainsi qu’un des plus beaux estuaires, je vous propose de traverser le pont Dom Luis Ier pour atteindre Vila Nova de Gaia et de se promener sur ses quais pour avoir une magnifique vue d’ensemble sur les quais Ribeira en face et, plus généralement, sur le centre ville.
Rua Das Flores
De la gare Sao Bento, on se dirige vers le Douro en empruntant l’une des ruelles de la Vieille Ville, la rua Das Flores.
Cette petite rue typique du Vieux Porto abrite
de vieilles maisons baroques aux façades bariolées, avec des balcons de fonte et des fils pour étendre le linge.
des boutiques d’orfèvres
l’exubérante façade baroque aux teintes bleutées de l’Église de la Miséricorde, œuvre de l’architecte Nicolau Naso
A la fin de la rue, vers l’église de Sao Lourenço, sur la gauche.
En continuant à grimper à travers d’étroites ruelles escarpées, on se présente devant la cathédrale Sé mais je me suis gardé la cathédrale pour le retour
En continuant vers le Douro par la rue Ferreira Borges, vous arrivez sur la place joliment fleurie de l’Infante Dom Henrique avec sa statue
Praca do Infante Dom Henrique
Ce n’est pas tant la place elle-même que les bâtiments qui la bordent.
Le Mercado Ferreira Borges
Construit en 1885 pour remplacer l’ancien marché Ribeira, le marché Ferreira Borges est une construction dont les travaux furent exécutés par la Companhia Aliança, importante entreprise de fonte, en 3 ans et donc achevé en 1888 mais assez curieusement, son utilisation ne fut jamais réellement celle qu’on lui aurait imaginé.
Pendant une courte période, il servit d’espace de vente aux produits frais des marchands de Porto mais très rapidement, il fut utilisé à des fins plus culturelles. Entre 1939 et 1978, il retrouva davantage sa fonction première en devenant un grand marché aux fruits. Puis les halles de Ferreira Borges furent laissées à l’abandon avant d’être restaurées et de servir à nouveau d’espace pour des animations culturelles.
Ce marché est l’un des meilleurs exemples des constructions métalliques de Porto à l’instar des Ponts Luis Ier et Maria Pia.
Mais hélas lors de mon passage, je n’ai pu que peu l’admirer de l’intérieur car fermé.
Le Palácio da Bolsa
C’est aujourd’hui le siège de l’association commerciale de Porto et il abrite également la salle d’audience du tribunal de commerce
Construit milieu 19e ( érigé de 1842 à 1910) sur les ruine d’un ancien couvent dans un style néoclassique pour recevoir les réunions de la première association commerciale de la ville de Porto et pour en mettre plein la vue à l’époque des expositions universelles.
Splendide et opulente curiosité qu’est le salon arabe, immense salle décorée de boiseries et stucs de bois exotiques des colonies portugaises (Brésil, Mozambique et autres) de style mauresque, de véritables œuvres de marqueterie fine. Il est d’ailleurs essentiellement visité pour son salon arabe, pâle copie des palais de l’Alhambra de Grenade
Le Patio das Nações, transformé en salle du restaurant et abrité sous une verrière immense, est un magnifique exemple d’architecture de fer qui présente en ornement d’amusants écussons de chaque pays commerçant avec le Portugal à l’époque. Il y a aussi un remarquable escalier avec 2 grands chandeliers de bronze suspendus de la coupole.
Mais il n’est pas facilement ouvert aux touristes et il m’a fallu faire l’équilibriste par dessus des barrières pour pouvoir l’admirer !
L’église São Francisco
A noter qu’elle est fermée le dimanche – et que je n’ai pu la visiter.
Bien que la cathédrale soit la plus grande église de la ville, bien que l’édifice ne soit pas le seul du genre à Porto, l’église la plus impressionnante à Porto est Sao Francisco et elle vaut d’être visitée pour sa richesse intérieure en total contraste avec son aspect extérieur. Elle a été construite au 14e-15e par les moines franciscains mais l’étendue de décoration des 17e et 18e – baroque – est une profusion de tlahas douradas, « broderies » de bois recouvertes de feuilles d’or (on parle ici de 500 kg en provenance du Brésil), de l’autel aux piliers, en passant par les ornements muraux. (angelots, plantes et animaux). Et le plus petit endroit qui n’est pas couvert en or pur comme les arcs gothiques à larges nervures, est fait de marbre.
Il y a un musée installé dans les catacombes en dessous composé d’objets provenant de l’ancien monastère.
RUELLES vous descendez la rue de l’Infante Dom Henrique pour rejoindre la rue da Reboleira qui vous permet à travers le vieux Porto de rejoindre les quais
Les Quais
En direction du Pont Dom Luis, longeant le Douro, ils font également partie des éléments caractéristiques de Porto. Des maisons hautes et étroites s’y alignent. C’est un des lieux animés de la ville, de nuit comme de jour.
CAIS
Le Cais Estiva
puis Le Cais de Ribeira
Quartier séduisant constitué de ruelles médiévales et de ruelles minables, c’est un endroit en ruine mais fascinant, terminé par ‘un carré’ au bord de l’eau, la Praça da Ribeira.
Avec ses photogéniques bateaux traditionnels flottant sur le quai coloré dominé par des maisons anciennes, c’est l’endroit le plus pittoresque que tout le monde aime – L’UNESCO aussi qui l’a déclaré site du patrimoine mondial .
Il est agréable d’y profiter de l’ambiance unique car il y a des dizaines de cafés, bars, restaurants abrités sous des arcades médiévales, ce qui en fait le quartier le plus populaire dans la ville pour manger et boire.
Au centre de la place, un cube de bronze entouré par des tables de café, et au coin de la Rua da Alfândega la » Casa do Infante « , où le prince Henri le Navigateur est né en 1394.
Un peu plus haut dans la rue S. João, au 38 exactement, il y a une belle à sa fenêtre : il faut avoir le nez en l’air à admirer les azulejos pour tout à coup l’apercevoir !
Le centre historique ressemble à une cité médiévale avec son enchevêtrement de ruelles étroites et tortueuses. Si les façades colorées du quai de la Ribeira ont fière allure, les bâtiments les plus modestes présentent des façades délabrées rongées par l’humidité et distordues par les intempéries. Certains quartiers, notamment les maisons sous le pont Dom Luis, ne sont pas sans rappeler les bidonvilles des pays du tiers monde. Il est dommage que les vieilles maisons du quartier historique ne soient pas mieux restaurées, voire laissées à l’abandon.
Le Cais de Gaia
Les vues depuis le Cais de Gaia sont sans doute les images les plus durables de Porto pour les visiteurs : un horizon magnifique de la ville, dont l’impact est encore renforcé par les bateaux pittoresques qui se dressent en face, et la flambée du double-deck du pont Dom Luís .
Les ponts
Depuis les quais, j’ai découvert le premier des ponts de Porto, le Pont Dom Luis, et la croisière, certes touristique, faite dans le cadre du circuit organisé du matin m’a permit de découvrir les autres depuis le fleuve. Mais cela méritait un article spécial
Vila Nova de Gaia
Outre la découverte de Porto depuis ses quais, la ville porte un passé riche pour Porto et méritait un article à part
Guindais Funiculaire
Au retour de Vila Nova, pour des pieds un peu fatigués ou les paresseux dans mon genre, le funiculaire nous remonte de la ville basse – Ribeira – a la ville haute – Batalha.
C’est un voyage de trois minutes et la vue spectaculaire sur le Douro et le pont métallique en vaut la peine.
Le chemin de fer a été construit à l’origine pour faciliter la circulation des marchandises, en particulier le vin de Porto.
Ce sont 2 euros dépensés à bon escient.
La Cathédrale
Située au sud de la gare Sao Bento, la cathédrale (Sé en portugais) n’apparaît pas comme le plus bel édifice religieux de Porto, du fait de son architecture austère et massive de cathédrale-forteresse romane du 12e avec remaniements successifs aux 17e et 18e.
En revanche son cloître s’avère plus accueillant. La sacristie, le cloître et les azulejos qui couvrent ses galeries bleues, ainsi que la chapelle, datent de la période gothique. Et le supplément est justifié par la possibilité d’admirer ces œuvres d’art que sont les panneaux d’azujelos bleus et blancs adoucissant les structures de granit.
Une belle rosace du 13e est la seule partie de la façade d’origine qui reste.
Les peintures de Nasoni, le retable en bois sculpté et doré de l’autel d’argent du Saint-Sacrement sont remarquables
Sur le parvis de dresse la grandiose façade à 3 étages du palais épiscopal, dont l’intérieur ne se visite pas.
La cathédrale est aussi un endroit idéal pour obtenir une vue à 360 degrés de Porto. De la terrasse, une belle vue :
Pour voir d’autres photos, n’hésitez pas à visiter mon album